Le peuple rwandais accuse...Ministère de la justice du Gouvernement de Salut National (Gouvernement Rwandais en Exile) TABLE DES MATIERES
LETTRE DE TRANSMISSION
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INTRODUCTIONLe conflit inter-ethnique au Rwanda qui est à la base de la situation tragique actuelle, remonte assez loin dans le temps. En effet, quiconque connaît l'Histoire du Rwanda sait que ce pays a été tout d'abord habité par des Twa (pygmoïdes) qui vivaient de la chasse et de la cueillette. Vinrent ensuite les Hutu (bantous) agriculteurs et, enfin, plus tard les Tutsi (hamites) qui s'occupaient exclusivement de l'élevage du bovidé. Le Rwanda qui étaient divisé en principautés hutu régies par des institutions solides fut peu à peu conquis par les Tutsi qui adoptèrent la totalité desdites institutions. Les Hutu, pourtant numériquement majoritaires, furent soumis et réduits au rang de serfs. Le conflit Hutu-Tutsi était déjà ouvert, voici un peu plus de quatre siècles. C'est dans ce contexte que le colonisateur et le missionnaire sont arrivés. Le colonisateur a même aidé le Tutsi à achever la conquête de tout le pays. IL a solidement appuyé le pouvoir ainsi trouvé en place. Pendant tout ce temps, le missionnaire s'occupait de la formation des enfants des seigneurs tutsi pour assurer leur succession. Mais en même temps, quelques rares Hutu bénéficiaient aussi d'une certaine formation à leur niveau. C'est ainsi que plus tard, ces quelques rares intellectuels hutu réclameront les droits du menu peuple accaparés par les seigneurs féodaux (voir le " « Manifeste des Bahutu »" de mars 1957). Mais à ces réclamations, le monarque de l'époque et son entourage réagirent brutalement en précisant que n'ayant rien de commun, les Hutu n'avaient rien à réclamer des Tutsi. Cette situation de tension allait inéluctablement conduire à la révolution de 1959.[N.d.l.r. Lire:1) « Premier écrit de Nyanza.Voici le détail historique du règne des Banyiginya au Rwanda »; 2) «Deuxième écrit de Nyanza. »; 3) « Position du Conseil Supérieur et du Mwami ».] Cette révolution a établi la liberté et l'égalité entre les citoyens rwandais ; la démocratie fut la base du pouvoir dans la République qui venait d'être proclamée en date du 28 janvier 1961 et confirmée par voie de référendum sous la supervision des Nations Unies le 25 septembre 1961.
Mais ceux qui s'opposaient à la démocratie s'exilèrent
à l'étranger pour organiser, de là, A partir de ce moment, les ennemis de la démocratie ont décidé une accalmie pour mieux s'organiser et d'équiper en vue de reconquérir le pouvoir par la force au Rwanda sans 4 difficultés. C'est ce qui fut tenté depuis le 1er octobre 1990 par les fils de ces réfugiés connus sous la dénomination de FPR-Inkotanyi.
C'est dire donc que la situation catastrophique dans laquelle se trouve le peuple En effet, après tant de sueur et de sang versés dans la lutte pour la défense de sa souveraineté. le peuple rwandais a, hélas, été acculé à quitter son territoire et s'exiler à l'étranger parce que d'une part, la Communauté Internationale venait de décider de briser son effort de résistance en décrétant un embargo militaire - on ne peut plus injuste contre lui et d'autre part, le FPR intensifiait de jour en jour, ses massacres contre le peuple rwandais. L'opinion internationale a été délibérément mise à l'abri de la vérité sur cette situation ainsi créée pour servir des intérêts impérialistes. Aujourd'hui, le peuple rwandais est résolu à révéler à la postérité et à l'Histoire toute la vérité sur cette tragédie et ainsi permettre aux hommes de bonne volonté épris de paix et de justice de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour le rétablir dans ses droits. Il s'agit d'établir des responsabilités qui reviennent à chacun des principaux détracteurs du peuple rwandais notamment : - Patriotique Rwandais (FPR) dit Inkotanyi - Le Gouvernement de la République de l'Ouganda - Le Gouvernement du Royaume de Belgique - Le Gouvernement des Etats Unis d'Amérique - L'Organisation des Nations Unies RETOUR À LA TABLE DES MATIERES I. LE FRONT PATRIOTIQUE RWANDAIS (FPR) DIT INKOTANYII A. QualitéLe Front Patriotique Rwandais (FPR) - Inkotanyi est connu comme un groupe essentiellement composé de descendant d'anciens réfugiés rwandais en Ouganda. Ils appartiennent en grande majorité à l'Ethnie tutsi. Lors de l'invasion du Rwanda le 1er octobre 1990, les unités
militaires du Front
Patriotique étaient essentiellement composées par les éléments
de la NRA (National
Resistance Army) de l'Ouganda sous le commandement des anciens chefs de la même
NRA parmi lesquels on peut citer. 2. Major Kagame, ancien responsable des services des renseignements ougandais et actuel Vice-Président du FPR. Vice-Président de la République (pouvoir installé à Kigali), Ministre de la Défense et Chef d'Etat major de l'armée. 3. Major Bayingana, Officier Supérieur dan la NRA 4. Major Bunyenyezi, Officier Supérieur dan la NRA Du reste, le président Museveni devait, dès
le déclenchement des hostilités par le FPR Par ailleurs, le même Museveni ne devait-il pas,- à l'occasion laisser entendre : "I know my boys" (Je connais mes hommes) ! I B. CHEFS D'ACCUSATIONDans sa détermination de reconquérir le Pouvoir Par la force au Rwanda. le FPR s'est rendu coupable crimes ignominieux. Il sera ici question particulièrement des crimes dits "de Droit international" tels qu'ils ont été définis par le statut du Tribunal International de Nuremberg et confirmés par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1945. Ces crimes sont considérés comme des violations exceptionnellement graves des règles de Droit International. Il s'agit notamment de : 1° CRIMES CONTRE LA PAIXLes crimes contre la paix sont constitués par violation des règles établissant la paix, c'est-à-dire, comme le stipule l'article 6a du statut du Tribunal International de Nuremberg "la direction, la préparation, le déclenchement ou la poursuite d'agression ou d'une guerre de violation des traités, assurances ou. accords internationaux, ou la participation à un plan concerté ou à un complot pour l'accomplissement de l'un quelconque des actes qui précèdent. Ainsi, en déclenchant les hostilités par l'assassinat
du Chef de l'Etat le 6 avril 1994, qui
pourtant avait prêté serment dans le cadre de l'Accord de Paix
d'Arusha, le FPR a violé
délibérément et manifestement l'article premier de ce dernier
qui stipulait : "Il est mis fin à la
Guerre entre le Gouvernement de la République Rwandaise et Le Front Patriotique Il est à remarquer que ces faits correspondent parfaitement
avec le scénario n° 4 d'un
plan préétabli du FPR dans sa rubrique intitulée "Environnement
actuel et à venir de
l'organisation" qui prévoit en particulier :
- Redéfinition de la transition ; RETOUR À LA TABLE DES MATIERES 2° CRIMES DE GUERREAux termes de l'article 6b du statut du Tribunal International de Nuremberg, les crimes de guerre sont les violations des lois et coutumes de la guerre. Ces violations comprennent, sans y être limitées, l'assassinat les mauvais traitements ou la déportation pour les travaux forcés ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés, l'assassinat ou les mauvais traitements de prisonniers de guerre ou de personne en mer, l'exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motifs des villes et des villages ou la dévastation que ne justifient pas les exigences militaires. Il est à signaler que la répression des crimes de guerre est organisée par les conventions de La Haye de 1907, les conventions de Genève de 1949 ainsi que leurs protocoles additionnels 1 et II de 1977. Pour le FPR, toutes ces dispositions, pourtant consacrées par le Droit International, ne présentent aucune importance. C'est ainsi que, depuis le 1er octobre 1990, début de son agression contre le peuple rwandais, le FPR a déporté "bon nombre de personnes" civiles dans les territoires qu'il occupait, exécuté des prisonniers de guerre, à en croire les témoignages concordants des familles des victimes. D'autres cas d'exactions en matière de crimes de guerre peuvent être cités, notamment : - Les pillages et dévastations : par exemple, les installations de l'usine à thé de Mulindi ainsi que des centaines de tonnes de thé qui y étaient stockés ; Bombardements massifs, attaques sans discriminations et déplacements forcés de populations. Dès le début de l'invasion, le FPR a mené des attaques sans discrimination, c'est à dire qu'il s'est attaqué tant aux militaires qu'aux populations civiles, obligeant ces derniers à se déplacer sans relâche au fur et à mesure de la progression des combats. Ces errances dramatiques ont conduit a l'érection des camps de triste mémoire de Miyove, Rutongo, Nyacyonga, etc. L'on se souviendra que par la suite, certains de ces camps ont été le théâtre de prises d'otages répétées, et de bombardements par le FPR jusqu'à conduire à la situation bien connue d'exode massif de la quasi totalité du Peuple Rwandais. Dans la ville de Kigali, il suffit simplement d'y promener le regard pour constater à quel point les bombardements massifs et sans discrimination ont causé des dégâts à des infrastructures et des biens de caractère essentiellement civil. Du reste, les représentants de la MINUAR en ont témoigné plus d'une fois. - Destruction des installations contenant des forces dangereuses : L'importante centrale électrique de Ntaruka, aînée de toutes les centrales électriques du Rwanda. a été la cible privilégiée des attaques du FPR alors qu'elle se trouvait en dehors de toutes les opérations militaires. L'on se souviendra que c'est à propos de la destruction de cette centrale que le Ministre des Travaux Publics et de l'Énergie, Monsieur Félicien GATABAZI, est entré pour la première fois en termes avec le FPR. - Les attaques des zones non défendues ou des zones démilitarisées. En février 1993, le FPR, faisant fi de la réglementation internationale en la matière, s'est attaqué sans scrupules aux populations des zones démilitarisées de Byumba et de Ruhengeri. Il a fallu de nouvelles intervention pour que le FPR retourne dans les positions lui réservées. - Attaques contre les personnels et les unités sanitaires civils : Alors que le Droit International Humanitaire prescrit le respect et la protection des personnels et unités sanitaires, le FPR s'est livré complaisamment, et sans aucune gêne, au bombardement du Centre Hospitalier de ,Kigali, tuant du même coup plusieurs dizaines de malades et y faisant autant de blessés, sans compter les dégâts matériels considérables. L'Hôpital de la Croix-Rouge de Kigali n'a pas non plus été épargné, les rapports à ce propos ont été adressés à qui de droit. Du reste, les déclarations des porte-parole de la MINUAR à ces propos n'ont pas été équivoques quant à la responsabilité évidente du FPR - Attaque des lieux de culte : Le FPR, dans ses opérations, n'a jamais montré du respect pour les lieux de culte. A ce propos, l'on se référera notamment au cas des malheureuses personnes qui avaient trouvé refuge à l'Eglise "Sainte-Famille" de Kigali et qui y ont trouvé la mort suite aux bombardements du FPR. RETOUR À LA TABLE DES MATIERES 3° CRIMES CONTRE L'HUMANITELes crimes contre l'Humanité sont constitués par la violation des règles de Droit International, sanctionnées pénalement, et consistant dans des actes tels que l'assassinat, l'extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout acte inhumain commis contre toutes les populations civiles avant ou pendant la guerre ou bien des persécution pour des motifs politiques, ethniques, nationaux, raciaux ou religieux. A ces faits, il faut ajouter un autre crime spécifique,
à savoir le Génocide.
C'est ainsi que, depuis le mois de novembre 1990, lorsque le FPR a adopté la tactique de guérilla comme méthode de combat, nombreuses ont été les déportations et exécutions sommaires de personnes civiles qui ont été organisées et commises dans les communes Muvumba, Kiyombe. Mukarange, Cyumba, et Kivuye de la Préfecture de Byumba ainsi que dans la Commune Butaro. de la Préfecture de Ruhengeri. Les rescapés de ces régions peuvent en témoigner à souhait. La situation qui prévalait dans ces communes s'est ensuite étendue à toute la région dite "Démilitarisée" qui était en réalité sous le contrôle du FPR. Des exterminations massives et répétées y ont été en effet constatées et dénoncées. Par exemple, après la signature de l'Accord de Paix à Arusha le 4 août 1993, les actes d'assassinats et d'exterminations des populations civiles se sont multipliés et intensifiés. Ce furent les cas d'assassinats dans la sous préfecture de Kirambo (dont les enquêtes sont toujours entre les mains du Général Dallaire, alors Commandant des Forces de la MINUAR de Mutura, de Cyohoha Rukeri et de Remera Rukoma en préfecture de Gitarama, Commune Taba. Par ailleurs, des vagues d'assassinats un peu partout dans le pays ont éliminé les éléments de l'élite hutu tels : Emmanuel Gapyisi, Fidèle Rwambuka, Félicien Gatabazi, Martin Bucyana etc... C'est dans ce même climat de terreur que des attentats contre entre autres Messieurs Stanislas Mbonampeka, Donat Murego, Justin Mugenzi furent organisés. De fil en aiguille, cette situation dramatique ne devait aboutir, selon toute logique. qu'à la décapitation du pays par l'assassinat de son Président, Son Excellence le Général Major Juvénal Habyarimana en date du 6 avril 1994. En effet. celui-ci ayant déjà prêté serment dans le cadre de l'Accord de Paix d'Arusha et. à plusieurs reprises invité les intéressés aux cérémonies de mise en place des Institutions de Transition à Base élargie, a chaque fois buté contre la mauvaise foi manifeste du FPR qui brillait toujours par ses absences injustifiées et injustifiables. Rappelons, du reste, que cet assassinat s'inscrivait dans le plan macabre du FPR tel que cité plus haut. Cet assassinat devait être le détonateur de toute une kyrielle d'actes de génocide comme on va le voir plus bas. 4°GENOCIDELe Génocide est un crime contre l'humanité. La Convention Internationale pour la répression du crime de Génocide adoptée. par l'Assemblée Générale des Nations Unies le 9 décembre 1948 dispose en son article 2:
Ici il convient d'indiquer tout d'abord que. le FPR a pris soin de catégoriser à l'avance les "groupes cibles" de son action de génocide. Il s'agit des "Hutu" en général, Spécialement : 1.Les adhérents des partis MRND et CDR 2.Ceux qu'il qualifie de "Hutu power" (ou Hutu extrémistes !) c'est à dire les Hutu membres des partis composant anciennement le Comité de concertation et qui ont manifesté de la résistance au FPR. Partout sur son passage le FPR a décimé systématiquement toute la population présumée répondre à ces critères. C'est ainsi que comme le soulignent les rescapés de la préfecture de Byumba dans leur lettre adressée au président de la Commission des Nations Unies des droits de l'homme en date du 24 mai 1994, le FPR a massacré des familles entières dans la région. Il convient d'ailleurs de reprendre ici, à toutes fins utiles, l'essentiel du contenu de ladite lettre : "Les atrocités ont redoublé d'intensité dès avril 1994 surtout dans la préfecture de Byumba située au Nord-Est du Rwanda. Le FPR sème sur son passage la terreur et la mort à telle enseigne que sur les 780.000 habitants que comptait la Préfecture de Byumba, seules 150.000 personnes viennent d'être retrouvées. La plupart ont été tuées de la manière la plus atroce que ce soit dans les camps de déplacés, que ce soit au stade de Byumba et sur les collines. Voici à ce sujet les témoignages poignants des rares rescapés : le Secteur Murambi (de la Commune Buyoga) qui comptait 5.155 habitants répartis dans 1.192 ménages enregistre aujourd'hui seulement 849 déplacés! D'autres habitants ont :été tués, d'autres encore sont portés disparue. Le FPR a ainsi tué 50 personnes qui s'étaient réfugiées chez un certain Nyabirungu et 1.000 personnes à Rugwangara dans le secteur Nyabisiga (Commune Buyoga). Le 1er mai 1994, le FPR a tué des centaines d'habitants dans le secteur Cyuru (Commune Kinyami) parmi lesquels les familles de Rukanshungirwa Stanislas (Juge) et d'Augustin Ubalijoro (Inspecteur de secteur d'enseignement). Ont été aussi massacrés par le FPR L'Abbé Mashyenderi de la Paroisse Nyinawimana, les prêtres et religieuses du Séminaire de Rwesero[N.d.r. Lire « L'église décapitée à Rwesero» ], tous les habitants du secteur Nyamiyaga (Kinyami). De même, le journal belge "Le Soir" du 18 mai 1994 a publié dans ses colonnes, des accusations de massacres perpétrés par. le FPR sur les populations civiles hutu dans la préfecture de Kibungo au Sud-Est du Rwanda (à la frontière rwando-Tanzanienne) où "au moins 200.000 personnes ont été tuées en six semaines Selon ce journal,
Ces faits ont été confirmés par le gouvernement ougandais lui-même qui, en date du 22 mai 1994, a déclaré zone sinistrée, les districts qui entourent le lac Victoria parce que les eaux de ce dernier étaient polluées par les cadavres charriés par la Rivière Akagera qui en est le principal affluent. Dans la même période, des personnalités
originaires des préfectures de Kigali et de
Kibungo ont précisé et complété ces informations
de la façon suivante dans une lettre adressée
au président du Conseil de Sécurité de l'ONU en date du
24 mai 1994 :
L'élimination de l'élite hutu a touché toutes les catégories socio-professionnelles du Rwanda jusqu'à en arriver à l'assassinat des hommes de l'Église. C'est ainsi que, à Kabgayi, le FPR a, le 8 juin 1994, assassiné trois Évêques catholiques, en la personne de Mgr Vincent Nsengiyumva, Archevêque de Kigali, Mgr Thaddée Nsengiyumva, Évêque de Kabgayi et Mgr Joseph Ruzindana, Évêque de Byumba (tous de l'ethnie hutu) ainsi qu'une dizaine d'autres prêtres et des centaines d'autres personnes qui s'y étaient réfugiées depuis la reprise des hostilités. [N.d.r. Lire «De l'assassinat des évêques rwandais et d'autres ecclésiastiques à Gakurazo, le dimanche 5 juin 1994» ] Ces actes ont, avec la victoire militaire du FPR, fini par atteindre tout le Pays et continuent encore à semer la désolation au sein de la population qui n'a pas eu la chance d'évacuer le territoire rwandais à temps. A ce propos, les résultats des enquêtes menées par Africa Human Rights Watch, en la personne de Mme Allison des Forges ainsi que les témoignages recueillis -par une. ONG néerlandaise du nom de NOVIB sont concluants. Pour le premier, le FPR s'adonne à d'intenses massacres. De centaines de personnes ont été rassemblées et massacrées dans la commune Mukingi, (Gitarama), dans la ville de Butare et dans la préfecture de Kigali. Les preuves sont-là. Tandis que la NOVIB affirme avoir des preuves selon lesquelles le FPR a tué de nombreuses personnes dans le Parc des Virunga les 3 et 4 août 1994. Par ailleurs, ces derniers temps les médias révèlent que des charniers contenant des milliers de cadavres, sont découverts un peu partout dans le pays et que le FPR refuse à la MINUAR Il de se rendre sur les lieux Les médias révèlent également qu'en ces débuts de saison des pluies, des dizaines de milliers de cadavres inhumés à la hâte, sont déterrés par des torrents. Enfin, le Ministre de la Justice du Gouvernement installé à Kigali a lui-même avoué récemment que les militaires du FPR massacrent les Hutu "Pour raisons de vengeance". Il ne faudrait pas oublier que le FPR a été conçu et créé pour tuer ! A son actif, il n'a fait que tuer ! Et aujourd'hui, il "ne fait que tuer" ! RETOUR À LA TABLE DES MATIERES II. LA RÉPUBLIQUE DE L'OUGANDAII. A Qualité Il convient de rappeler tout d'abord que la République
de l'Ouganda est celle qui a assuré D'autre part, le territoire ougandais a servi; de façon permanente de terrain d'entraînement et de base (sanctuaire) du FPR. Bref, la République Rwandaise a de quelque manière, été attaquée par la République de l'Ouganda comme cela va se dégager dans les chefs d'accusation ci-après : II. B. CHEFS D'ACCUSATIONL'Ouganda a attaque le RwandaComme il vient d'être dit, ce sont des hommes appartenant à l'armée ougandaise qui, avec des moyens matériels et logistiques de la même armée, ont déclenché la guerre contre le Rwanda. Pour preuves : a. Comme il a été signalé plus haut, faut-il le rappeler, le président Museveni a déclaré publiquement, dès le déclenchement des hostilités qu'il s'agit de déserteurs de son armée. Et ailleurs il dira : "je connais bien mes hommes...". Il est a souligner que "ces hommes" comptent parmi eux les plus hauts officiers de l'armée ougandaise : - Général Major Rwigema, ex Vice-ministre de
la Défense en Ouganda,
- Major Kagame, ancien responsable des services des renseignements ougandais; b. Lorsque le FPR a violé le cessez-le-feu en date
du 8 février 1993, le camion
Mercedès-Benz d'immatriculation ougandaise UWT 868, fut capturé
par les Rwandais du
secteur opérationnel de Ruhengeri. l'ordre mettant ce camion à
la disposition du FPR avait était
signé par le Lieutenant-Colonel Tumukunde Benon. Commandant de la Police
Militaire
Ougandaise.
c. 1. Message capté le 141240B Avr 94. De Mbarara pour Gatuna. : "Les éléments NRA à nos côtés sont aussi courageux". c.2 Message capté le 15A755B Avr 94. De Mbarara pour
Gatuna : "La NRA est avec
nous et le moral de nos troupes est haut. Le ravitaillement par avion est très
efficace et est à
continuer"...camouflez vos troupes et la présence des mercenaires
aussi...restez en contact c.3 Message capté le 221120B AVRIL 94. De Mbarara pour KAMWEZI. "Nous continuons nos opérations de concert avec la NRA et les éléments blancs". c.4. Message capté le 111700B Avr 94. De Mbarara-Kisoro-Gatuna-Kasese. "Intensifiez tous vos activités dans vos ressorts respectifs. Le renfort vous parviendra incessamment et vous êtes demandés de collaborer étroitement avec la NRA dans vos secteurs". c.5. Message capté le 091205B Avr 94. De Mbarara pour Kisoro-Kamwezi-Kasese."... le renfort et le ravitaillement en matière de guerre et en vivre continuera à vous parvenir de la NRA vous parviendra sans problème..." c.6. Message capté le 070808B Avr 94. De Mbarara pour Kisoro-Gatuna-Kamwezi-Kasese. "Nos troupes ainsi que celles de la NRA dans notre secteur demeurent sur le qui-vive". c.7. Message capté le 141010B Avr 94. De Kabarore pour Ibanda- "Nous attendons conserver le bâton NRA tant que les Belges seront en mesure de nous procurer une force capable de nous soutenir contre le Rwanda aidé par le Zaïre et la France. Heli et les autobus NRA vont déjà nous arriver or tout le monde sait, à commencer par les Ougandais, que les moyens financiers, que le manque de matériels et de logistique de l'OUA, risquent de se faire attendre, surtout qu'après la participation, les étrangers sont entrain de nous soutenir militairement, dans ces conditions, on comprend que les Forces Armées Rwandaises ne soient pas pressées de pousser les forces FPR à la porte". c.8. Par son télégramme n°OPS/94/831 du
012145B mai 94 du Camp Gako, il a été
signalé qu'un élément Inkotanyi capturé" au
Camp Gako a déclaré avoir été formé par les
Belges à Mulindi. Ces derniers leur ont appris la tactique de se déployer
sur le terrain en
groupuscules de 5 à 10 hommes en encerclant un endroit pour montrer une
présence d'effectif
importante. Il a déclaré aussi que les militaires ougandais continuent
à appuyer les Inkotanyi
afin de prendre le pouvoir à Kigali. L'encadrement des Inkotanyi est
assuré par les Belges et les
Ougandais.
c.10. Message Eni capté le 041130B mai 94. De Mbarara pour Kisoro-Kamwezi-Gatuna-Kasese. "Dans le pays du Chef la situation socio-économique et politique s'améliore de plus en plus. Le Chef nous soutient à 100 % et 10.000 hommes sont disponibilisés pour nous officiellement. En plus de cela toutes les troupes NRA dans vos ressorts respectifs sont aussi avec vous. Les moyens de transport terrestres et aériens sont assurés par canal du Chef. Le ravitaillement et évacuation des blessés graves continuera à se faire sans beaucoup de difficultés. Les instructeurs sont disponibles pour tous vos secteurs. Les mouvements des mercenaires blancs doivent continuer à être couverts par les éléments NRA dans le pays Eni. l'escadron de la mort continue avec l'extermination massive de la population 02 dans le cadre de l'épuration ethnique. Le nouveau régime au pouvoir. exclusivement MRND-CDR, organise et dirige l'extermination sans honte..; Dans Gatuna. Kamwezi et Biri (KIB), nos éléments contrôlent la situation après avoir sauvé quelques rescapés de la `population 02 pourchassée par le MRND-CDR. Tous les complices rencontrés dans la zone ont laissé leurs têtes. C'est la récompense des assassins Dans le pays du Sud nos éléments continuent avec préparatifs comme convenu et attendent les instructions. Nous devons nous mettre ensemble et lutter contre PALPEHUIU-CDR dans notre sous région". Depuis la nouvelle de l'assassinat du président Habyarimana, l'attitude du président de l'Ouganda Yoweri Museveni n'a pas été équivoque. Des propos révélateurs ont été publiée dans le n° 272 de la Revue "Africa International" de mai 1994. Le mensuel écrit : "Dès le lendemain du crash Yoweri Museveni a assisté à nouveau aux travaux du Congrès Panafricain, sans modifier le moins du monde son programme. En introduction de sa communication prévue sur le rôle de la science dans le développement, devant une assistance encore sous le choc de la nouvelle, il évoque la disparition des deux présidents sur un ton particulièrement détaché. C'est dramatique, mais j'ai toujours dit que les Africains doivent eux-mêmes régler leurs conflits, sinon, d'autres s'en mêlent". Et le journal de commenter à juste titre "Étrange déclaration. Comment pouvait on parler déjà d'intervention étrangère ou, en tous cas, non rwandaise, dans cette affaire ? "Puis, poursuit la revue, sur un ton badin, Museveni s'interroge sur les causes d'un tel "accident". Une bombe à bord ou un tir venu du sol ? Le tous ce termine par une plaisanterie sur les services de sécurité. La salle se met à rire ! ...On le voit, le président ougandais ne fera pas semblant d'être affligé par la disparition de ses deux homologues qu'il a vus et embrassés la veille. Devant cette assemblée de Panafricanistes Museveni ne demandera même pas d'observer une minute de silence. A un interlocuteur, le dimanche 10 avril 1994, le Chef de 1'Etat ougandais expliquera longuement le bien fondé de la revendication des exilés tutsi et reprochera à Habyarimana de n'avoir pas, de sa propre initiative, cherché le dialogue avec eux, malgré ses multiples recommandations. Puis, il conclura : "You know, It was tine to solve the matter". "Il était temps d'en finir". RETOUR À LA TABLE DES MATIERES III LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUEIII. A QualitéAncienne puissance tutélaire du Rwanda, la Belgique a affiché une attitude positive dans la, Révolution Rwandaise de 1959 qui a mis fin au régime féodo-monarchique et pour. le recouvrement de l'indépendance nationale. Aujourd'hui, par une équipe au pouvoir ignorant tout du passé belgo-rwandais, la. Belgique tient à la restauration au Rwanda d'un pouvoir. tutsi tant décrié par le peuple. III. B CHEFS D'ACCUSATION. 1° Part de responsabilité dans l'assassinat du
président de la république,
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