Dossier spécial Deuxième République -- Second Republic Special Page
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Introduction de l'Editeur

Olivier Nyirubugara, www.olny.nl Editor

Olivier Nyirubugara, www.olny.nl Editor
©O. Nyirubugara,October 2006

Les dossiers spéciaux correspondant aux évènements de l’histoire récente du Rwanda sont désormais devenus courants sur ce site. Par le passé nous nous sommes penché sur la Révolution Sociale de 1959, la Première République, et les derniers mois du Président Juvénal Habyarimana. Pour le présent dossier, nous nous sommes concentré sur la Deuxième République, dans ce que nous avons voulu être une autopsie de cette période couvrant plus de deux décennies.

Pour mieux explorer cette période, nous avons choisi deux ouvrages récents, à savoir RWANDA : du parti-Etat à l’Etat-Garnison de James K. Gasana et Juvénal HABYARIMANA : l’homme assassiné le 6 avril 1994 d' Eugène Shimamungu. Le choix de ces ouvrages a été motivé par les approches opposées pour lesquelles les deux auteurs – par ailleurs chercheurs de haut niveau – ont optées pour « autopsier » la Deuxième République.

Au cours de nos analyses et commentaires, nous avons opté pour la méthodologie consistant à choisir un thème dont les deux auteurs ont traité, de confronter les points de vue de ces auteurs tout en faisant appel à d’autres ouvrages lorsque ceux-ci apportent des éclaircissements complémentaires.

A part ces articles d'analyse, nous avons fourni quelques archives et articles déjà écrits au sujet de la Deuxième République. Nous tenons à remercier ceux qui ont eu l’amabilité de mettre certaines archives à notre disposition, ainsi que celles et ceux qui ont bien voulu partager leurs analyses et observations avec nous.

Nous saisissons cette occasion pour lancer encore une fois un appel à toutes celles et tous ceux qui auraient à leur disposition des documents relatifs à ce sujet, de nous les faire parvenir à cette adresse olny@olny.nl afin que nous puissions enrichir et compléter cette page. Il va de soi que des réactions, sous forme d'article non-idéologique mais plutôt scientifique, sont également les bienvenus sur cette page.


Dans l'espoir que ce dossier répondra à vos attentes, nous vous souhaitons donc une très bonne lecture.


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Message adressé à la Nation par le Haut Commandement de la Garde Nationale le 5 juillet 1973 (lu aux antennes de Radio Rwanda par le Commandant Théoneste Lizinde)

Le Général Major Juvénal Habyarimana

Le Général Major Juvénal Habyarimana

" Peuple rwandais,

Ecoutez cette importante déclaration des Forces de sécurité.


Vous n’êtes pas sans ignorer que ces derniers temps les Ennemis de la Paix ont troublé l’ordre public en semant la zizanie et la division du Pays en des groupuscules de régions. L’Unité nationale était menacée, la paix risquait d’être compromise. Celui qui avait été élu par le peuple, Grégoire Kayibanda, pour lequel nous gardons par ailleurs beaucoup d’égards, s’est laissé prendre dans les griffes des ennemis de la paix : ceux là même qui ne veulent pas comprendre que tous les Rwandais sont frères. De n’importe quelle région qu’ils viennent. Ces ennemis de la paix avaient fait du chef de l’Etat le prisonnier de leurs visées destructives.

Cette atmosphère, nous ne l’avons que trop tolérée. La nuit du 04 au 05 juillet 1973, le pays allait sombrer dans l’abîme pour toujours. Vous aurez toutes les explications dans les jours à venir.

La Garde nationale a toujours obéi, mais devant une telle situation, elle ne peut pas rester les bras croisés.

La Garde nationale (vos propres enfants) ne peuvent jamais tolérer que le pays soit découpé en morceaux. Elle ne peut pas cautionner les haines et les factions régionales. Elle refuse les limitations régionales préconisées par les ennemis de l’unité nationale...


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Message à la nation du Président du Comite pour la paix et l’unité nationale lors du coup d’ Etat de juillet 1973 (06-07-1973)
Ijambo rya perezida wa komite y' Amahoro n'Ubumwe igihe ingabo z’ igihugu zivanaho ubutegetsi bwa repubulika ya mbere. (6 Nyakanga 1973)

Le Général Major Juvénal Habyarimana

Le Général Major Juvénal Habyarimana

Peuple rwandais,

Hier vous avez pris connaissance des décisions importantes prises par le commandement de la Garde Nationale pour sauver le pays du désordre pourri qui allait dégénérer en catastrophe. La Garde Nationale qui a toujours sauvegardé votre tranquillité, garde le devoir sacré de protéger la paix et l’unité nationale.

La politique dans ce pays n’était plus soucieuse de la paix. Les éléments inciviques ont abusé de la fatigue de celui que la Nation avait choisi à la diriger et l’ ont amené à oublier le sens de l’ unité nationale. Mais heureusement pour notre pays, cette clique de malfaiteurs n’est pas nombreuse. Je vous invite tous, citoyennes citoyens, à la désapprouver avec toutes ses complices.

La Garde Nationale est intervenue au moment où le pays allait être précipité dans l’abîme. Elle vient de sauver la paix. Cette paix que nous voulons durable et porteuse de progrès, dans le développement national. ...


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Membres du Comité Pour la Paix et l'Unité Nationale

Le Gén-Major Juvénal Habyarimana

Le Général Major Juvénal Habyarimana

Le Lt-Colonel Aloys Nsekalije

"Le Lt-Colonel Aloys Nsekalije

Le Lt-Colonel Alexis Kanyarengwe

Le Lt-Colonel Alexis Kanyarengwe

Le Lt-Colonel Sabin Benda

Le Lt-Colonel Sabin Benda

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Coup d’Etat du 5 Juillet : Révolution Morale ou contre Révolution Sociale ?

(Olivier Nyirubugara)

Habyarimana et Kayibanda

Le président Kayibanda et Juvénal Habyarimana lors de la promotion de celui-ci le 1er avril 1970.
© www.habyarimana.com

Parler de la Deuxième République c’est nécessairement parler de la première ou du moins de sa fin, tout comme parler du président Juvénal Habyarimana c’est nécessairement parler du Président Grégoire Kayibanda. Par conséquent donc, l’étude du coup d’Etat du 5 juillet 1973 qui porta Habyarimana au pouvoir doit implique un plongeon dans la première République qui a vu Habyarimana s’imposer militairement et politiquement avec la bénédiction et la protection de Kayibanda.

Dans cet article, nous baserons nos analyses et commentaires sur deux des rares ouvrages qui ont longuement autopsier la Deuxième République. Il s’agit de RWANDA : du parti-Etat à l’Etat-Garnison (Paris : L’Harmattan, 2002) de James Gasana, et de Juvénal HABYARIMANA : l’homme assassiné le 6 avril 1994 (Editions Sources du Nil, 2004) d’Eugène Shimamungu.

Le choix de ces ouvrages a été motivé par les approches opposées que les deux auteurs – par ailleurs chercheurs de haut niveau – ont optées pour étudier ce sujet. Alors que Gasana prend un recul spectaculaire par rapport aux versions officielles et explore toujours plus d’une piste tout en se posant des questions pertinentes et en fournissant le maximum de sources primaires (archives, correspondances officielles, etc), Shimamungu se renferme dans un récit à sens unique, ne prend pas de recul scientifique nécessaire qui lui aurait permis de vérifier et d’analyser certaines déclarations de la famille Habyarimana...


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Unité – Paix - Développement: mythes ou réalités ?

(Olivier Nyirubugara)

Une paysanne cultivatrice

Une paysanne cultivatrice
© Lindsay Stark

Autopsier la Deuxième République n’est pas chose aisée surtout quand plusieurs éléments sont toujours inconnus. Malheureusement la plupart resteront méconnus du public à jamais car les témoignages de feu Colonel Alexis Kanyarengwe, compagnon et puis rival du fondateur de la Deuxième République ne seront pas disponibles pour analyse. Certains pourraient arguer qu’il a peut être témoigné, ce qui ne nous étonnerait pas et ne nous empêcherait de nous poser la question de savoir sis ces témoignages émanaient d’un homme « libre » et « objectif » voulant contribuer à l’éclatement de la vérité. Ceci vaut pour les autres ténors du coup d’Etat du 5 juillet 1973 tels que feu Théoneste Lizinde et Aloys Nsekalije.

Cependant, à partir de certains écrits, nous pouvons nous livrer à notre exercice habituel d’analyse et de commentaire des ouvrages bien précis. Dans cet article consacré à la devise du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement (MRND), nous confronterons deux versions diamétralement opposées, émanant de James Gasana dans son livre RWANDA : du parti-Etat à l’Etat-Garnison (Paris : L’Harmattan, 2002) et d’Eugène Shimamungu, auteur de Juvénal HABYARIMANA : l’homme assassiné le 6 avril 1994 (Editions Sources du Nil, 2004).

Le choix de ces ouvrages n’est pas fortuit. Il a été motivé tout d’abord par les approches opposées que les deux auteurs – par ailleurs chercheurs de haut niveau – ont optées pour étudier ce sujet. De ce côté Gasana prend un recul spectaculaire par rapport aux théories...


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Le conflit rwandais sous la Deuxième République

(Charles Nkurunziza)

C. Nkurunziza, August 2005

C. Nkurunziza

A la naissance de la IIème République, ses fondateurs s’étaient assignés la mission de mettre fin aux troubles ethniques qui secouaient le pays depuis plusieurs mois. Mais en plus, ils nourrissaient une noble ambition de créer et maintenir un climat de Paix et d’unité nationale, véritables bases d’un Développement harmonieux et durable. Trois mots clés qui allaient constituer la devise du Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement (MRND). Effectivement, dans le cadre du MRND, le Rwanda connut, à ne pas en douter, un développement socio-économique sans précédent de son histoire. Pour concrétiser cette unité nationale, le peuple rwandais était confondu avec le Parti MRND. Dans ce cadre, et sous certaines conditions impliquant la réconciliation et la démocratie, le conflit rwandais allait encore une fois trouver une solution. Mais cette solution n’a pas pu véritablement voir le jour parce que, comme toujours, le Tutsi n’y tenait pas.

En effet, comme cela a été dit plus haut, le Tutsi n’a jamais abandonné l’idée de récupérer le pouvoir et de l’exercer sans partage. Comme toujours dans de pareilles conditions, profitant de ce climat de paix et d’unité nationale (le Hutu y croyait très profondément), le Tutsi a réussi à s’infiltrer dans les plus hautes instances de l’Etat (guhakwa) pour prendre le pouvoir à l’aise au moment qu’il jugera le plus opportun...


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LE RESEAU ZERO :Fossoyeur de la Démocratie et de la République au Rwanda (1975-1994).
Rapport de consultation rédigé à la demande du Bureau du Procureur Du Tribunal Pénal International pour le Rwanda

(Christophe Mfizi)

Protais_Zigiranyirazo.

Protais Zigiranyirazo. © ORINFOR

« Anthologie de l'Ordre zédiste ». Tel pourrait aussi s'intituler le présent Rapport. A partir de scènes socio politiques dont j'ai été partie prenante à un titre ou à un autre, je décris, sereinement, comment un certain Protais Zigiranyirazo, Préfet de Ruhengeri, au Nord du Rwanda, s'est imposé dans les coulisses du pouvoir rwandais. Beau-frère du Président Juvénal Habyarimana, il a créé ce que j'ai appelé, en 1992, le « Réseau zéro »[1]. 'Zéro', comme 'Z', initiale de son nom par laquelle le public le désignait, tant prononcer son vrai nom faisait peur, les murs ayant des oreilles. En partant desdites scènes, observées depuis notre première rencontre professionnelle en 1975 et rapportées de manière factuelle, je montre comment il a érigé une officine de type mafieuse oeuvrant à l'accroissement souvent illicite de son patrimoine personnel et celui de ses comparses. Brandissant son statut de « beau-frère » du Président et s'appuyant sur cette officine, 'Z' a progressivement instauré un système d'influence – je l'appellerai ici l'Ordre zédiste[2], qu'il infuse dans l'administration publique, le fonctionnement institutionnel de l'Etat rwandais, sans oublier le secteur privé. Au point que s'étant soumis le Renseignement et assuré, à l'Armée, de la connivence du Colonel Laurent Serubuga, entre autres, de son frère Séraphin Rwabukumba dans le monde des affaires et du Colonel Elie Sagatwa, Secrétaire Particulier du Président, 'Z' détient, à la fin des années 1990, la réalité du pouvoir au Rwanda.

Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (T.P.I.R.), sis à Arusha en Tanzanie, tente de juger les hauts responsables politiques présumés coupables du génocide contre les Tutsi et des crimes contre l'Humanité, commis entre 1990 et 1994 au Rwanda. 'Z' se trouve parmi les prévenus en train de comparaître en ce mois de février 2006. Il serait intervenu personnellement pour conduire ou inciter les tueurs à massacrer les Tutsi. Vrai ou faux, ce n'est pas à moi d'en décider. Ce dont je suis certain et que démontre le présent Rapport, c'est que le réseau qu'il avait fondé et qu'il animait était devenu, à cette époque, une puissante nébuleuse politico-mafieuse qui étendait l'ordre zédiste sur tout le pays.


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Dossier Spécial Habyarimana--Habyarimana Special Page

Olivier Nyirubugara, www.olny.nl Editor

Olivier Nyirubugara, www.olny.nl Editor
©O. Nyirubugara,October 2006

Président Juvénal Habyarimana

Président Juvénal Habyarimana. © Nouvel Observateur

C’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous introduisons chaque dossier spécial que nous compilons pour vous. Comme pour les dossiers précédents qui ont été consacrés aux évènements historiques bien précis, celui-ci se consacre à la période autour de l’assassinat du Président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cette date du 6 avril 1994 est devenue et restera pour longtemps un repère chronologique pour toute la région et l’humanité entière.

Etant dans l’impossibilité matérielle de couvrir plusieurs thèmes à la fois, nous avons voulu nous consacrer à un seul, à savoir « La mort du président Habyarimana ». Ceci implique les jours, les semaines, les mois qui ont précédé cette mort, les évènements annonciateurs de cette mort, le climat qui régnait au Rwanda à cette époque, ainsi que les conséquences directes de cette mort. Les circonstances ayant fait qu’au moment où nous réfléchissions encore à ce projet, le juge Jean-Louis Bruguière a délivré les mandats d’arrêt contre les présumés auteurs de l’attentat contre Habyarimana, nous avons décidé d’inclure ce chapitre pour avoir un tableau complet.

En plus de la méthodologie classique consistant à vous présenter les archives et articles rédigés depuis longtemps, nous avons analysé – sous forme d’articles/réflexion – quelques uns des ouvrages traitant des derniers moments de Habyarimana. C’est donc un dossier contenant des articles/réflexion, les articles de journal et des archives les uns contredisant les autres selon les opinions des auteurs, que vous allez découvrir.
Nous saisissons cette occasion pour lancer encore une fois un appel à tous ceux et toutes celles qui auraient à leur disposition des documents relatifs à ce sujet, de nous les faire parvenir à cette adresse olny@olny.nl afin que nous puissions enrichir et compléter cette page. Il va de soi que des réactions, sous forme d'article non-idéologique mais plutôt scientifique, sont également les bienvenus sur cette page.

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