Reportage de TV5 sur le rejet de la demande d’asile, samedi 27 janvier

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Reportage de TV5 sur le rejet de la demande d’asile, samedi 27 janvier 2007

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Agathe Habyarimana, veuve du président Habyarimana.

Agathe Habyarimana,
veuve du président
Habyarimana. Source:
guide2womenleaders.com

Agathe Habyarimana, toujours aux portes de la France. La veuve l’ancien président rwandais réclame l’asile politique qui lui a été déjà refusé une première fois. La justice française la soupçonne d’être l’une des instigatrices du génocide rwandais, soupçons rejetés en bloc par Agathe Habyarimana et ses avocats.

Caroline Pelet : Audience chahutée pour Agathe Habyarimana. La veuve du président rwandais assassiné en 1994 a comparu pendant plus de cinq heures devant la Commission Française de Recours des Réfugiés. Venue défendre sa demande d’asile en France, son audition s’est transformée en mini procès. Le rapporteur de la Commission l’accuse d’avoir participé à la planification du génocide dès 1992. « Faux », répond Agathe Habyarimana :

Agathe Habyarimana : Je nie tout cela. Je le nie et je le renierai encore toujours.

Caroline Pelet : On vous prête plus de rôle que vous n’en aviez ?

Agathe Habyarimana :J’étais une épouse à la maison, je m’occupais de mon mari, je m’occupais de mes enfants, j’avais l’élevage, je m’occupais de …de…de…service social mais de mon côté-là je ne faisais rien d’autre, je ne faisais pas de politique, rien du tout, je ne contactais personne, je n’avais de réunion de…de…de… gens politiques.

Caroline Pelet : Les avocats d’Agathe Habyarimana estiment sans fondement ces accusations déjà avancées par l’Office Français de Protection des Réfugiés pour refuser début janvier la demande d’asile de leur cliente.

Me Jean Marc Florand : S’il y avait quelque chose à reprocher à Madame Habyarimana, croyez-vous que depuis plus de dix ans que le Tribunal International pour le Rwanda pourchasse les génocidaires dans le monde à juste titre, croyez-vous qu’il n’aurait pas commencé par elle, alors qu’elle décrétée actuellement par le régime de Kigali comme la tête pensante du génocide.

Caroline Pelet : Agathe Habyarimana saura le 15 février prochain si sa demande d’asile est acceptée. Elle vit réfugiée en France avec ses enfants depuis son évacuation du Rwanda en 1994 par les autorités françaises. L’attentat contre son mari, le président Habyarimana, a été le point de départ du génocide rwandais qui coûta la vie à 800.000 tutsi et hutu modérés.